mercredi 10 octobre 2012

Mobilité - sécurité : pour le respect du vivre ensemble

Il n’y a pas de liberté sans un cadre réglementaire minimum respecté…

Comme vous avez pu le lire précédemment sur mon blog, je suis convaincue que pour pouvoir être ‘libre’ et vivre en harmonie, il y a un minimum de réglementations qui doivent être respectées.

Ce n’est pas toujours aussi évident que cela.

Ainsi, s’il est bon de développer une politique d’aménagement de l’espace public qui donne la priorité absolue à la sécurité des ‘usagers faibles’, à commencer par les piétons (focus sur les enfants, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite), tout en favorisant l’usage du vélo (de manière cohérente), il faut pouvoir faire respecter préalablement le ‘minimum minimorum’ du vivre ensemble.

Pour pouvoir circuler librement, notre société a instauré des ‘règles’ et des ‘codes’ pour que – et c’est très basique – les voitures puissent circuler sur les routes, les bus sur (parfois) un ‘site propre’, les piétons sur les trottoirs, et les cyclistes sur les trop rares pistes cyclables.

Mais le problème réside dans le fait que le plus basique code de la route n’est que très rarement respecté dans mon quartier… et à Liège en général !

La preuve par l’image !


Voici l'endroit en question... Rue Saint-Séverin.
Le trottoir, un moment protégé par des potelets « anti-stationnement » se prolonge, par un trottoir large de deux bons mètres mais sans dispositif « anti-stationnement ».
Donc, cela devient un 'parking' ;-)


 Donc, le samedi, les piétons sont obligés de marcher sur la route, à leurs risques et périls...

Et qui retrouve-t-on, quatre roues sur le trottoir? Une candidate PS...

Et le lundi, comme tous les autres jours de la semaine, c'est pareil... Ici, famille avec enfant en poussette... Notez que le panneau indiquant l'interdiction de stationner et de s'arrêter est bien visible...



Tous les habitants du quartier de Sainte-Marguerite qui se déplacent à pied et déboulent par la rue Saint-Séverin pour accéder au centre-ville (et il y en a beaucoup étant donné la proximité du centre) se heurtent à divers problèmes de mobilité ‘basique’. Car il se fait que le trottoir, un moment protégé par des potelets « anti-stationnement » se prolonge, l’espace d’une cinquantaine de mètres avant d’arriver au Cadran, par un trottoir large de deux bons mètres. Dès son premier mètre, l’espace n’est plus libre pour les piétons car il est totalement envahi par les voitures qui, sans vergogne, n’hésitent pas à s’y garer 4 roues sur le trottoir…

Ainsi, les piétons (valides ou non) sont-ils obligés de quitter l’espace qui leur est réservé (parfois avec grande difficulté) pour se mettre en danger sur l’espace réservé – lui – aux véhicules (la route).

Vous me direz que c’est une infraction punie par la loi et que ce n’est pas acceptable, d’autant plus qu’il est clairement indiqué, par des panneaux de signalisation, qu’il est interdit tant de stationner que de s’arrêter. Je suis totalement d’accord avec vous. Mais le problème réside dans le fait que, malgré nos (mon mari et moi) plaintes récurrentes auprès du commissariat de quartier (rue Hullos), nous n’avons jamais vu un seul PV dressé à l’encontre de ces ‘incivilités’ qui de facto deviennent tolérées. Et comme les incivilités impunies appellent d’autres incivilités…

Par ailleurs, notons que si le PS et le MR tablent sur ‘big brother’ (à savoir les caméras de surveillance) pour faire régner la loi, il s’avère que cela ne sert strictement à rien puisque la zone est justement sous ‘monitoring’ constant.

Situation 'sous contrôle' grâce à Big Brother...

Zoom... Les caméras de surveillance... LA solution?

Et ce cas est très loin d’être isolé…

Soit de manière systématique.
Ici, rue Saint-Laurent, dans un tournant, face à la Basilique Saint-Martin... Passage obligé pour tous les étudiants de l'Institut Saint-Laurent qui redescendent vers le centre-ville...

Soit de manière 'conjoncturelle'.
Ici, un véhicule 'publicitaire' stationné sur le rond-point de la place Delcourt en Outremeuse.
En campagne électorale, le code de la route est juste accessoire...


Encore un véhicule 'publicitaire' stationné au début de la place Cockerill, à moins de 5 mètres du passage pour piétons, juste là où on ne peut pas... Photo prise le jour de la Batte...


Ces incivilités répétées en toute impunité se retrouvent notamment à l’encontre des ‘places riverains’ dessinées au sol et signalées par des panneaux de signalisation. Si celles-ci comportent certes moins de danger pour les usagers, elles rendent la vie impossible aux ‘locaux’. Pour preuve, dans ma rue (rue Hullos), elles sont toutes accaparées par des non-riverains alors même qu’elles se trouvent en face du commissariat. Et les plaintes au commissariat (qui a le nez dessus) ne servent à rien puisque soit ‘nous avons d’autres choses à faire, Madame’, soit ‘nous prenons bonne note, Madame, nous faisons suivre votre demande’… Dans une réponse comme dans l’autre, si j’ai l’audace de demander si je peux stationner sur l’espace de 25 mètres réservé à la police, on m’indique courtoisement (ou non) la porte de sortie… Car ça, c’est interdit !

Rue Hullos.
A gauche, les places 'riverains' occupées par des non-riverains.
A droite le commissariat de police...


La problématique du stationnement est très importante à Liège. Elle est le principal frein au développement (ou au simple bon déroulement) de la mobilité douce. Aussi, le Plan de Mobilité prône-t-il le désengagement du centre-ville par les voitures et la création de parkings-relais en périphérie (Sclessin, Coronmeuse, Ans, Saint-Nicolas). Mais ces parkings-relais sont annoncés depuis 2003 par la Ville de Liège ! Va-t-on les retrouver en projet dans le projet de ville 2015-2022 ?


En attendant la création de parkings-relais en périphérie et les aménagements de l’espace public qui donnent la priorité absolue à la sécurité des ‘usagers faibles’ (piétons et cyclistes), je plaide pour le respect du ‘minimum minimorum’ du vivre ensemble. Ce que la majorité en place depuis plusieurs mandats n’a pas été capable de faire respecter…

Avec Vous, pour une nouvelle floraison !

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