L’alimentation saine, locale, de saison et de préférence bio, c’est un de mes dadas !
En effet, quand on sait que notre assiette peut contenir des aliments qui ont parcouru plusieurs milliers de kilomètres en avion, avec toutes les externalités négatives que cela comporte (émissions de gaz à effet de serre –soit une contribution au réchauffement climatique–, transport –toujours plus de camions sur les routes–, exploitation des agriculteurs du Sud, etc.) et que, chez nous, les agriculteurs locaux ont les plus grandes difficultés du monde à nouer les deux bouts, étranglés par l’augmentation des coûts de production et spoliés par les grandes centrales d’achats s’orientant toujours plus vers le « low cost » tout en abusant le consommateur. Le tout sans parler des producteurs laitiers qui, si nous consommateurs ne faisons rien, vont « crever le gueule ouverte »…
Dans mon quotidien, je m’investis non pas dans une démarche de boycott du système prédominant mais plutôt vers le « buycott », à savoir une pratique de consommation qui vise à préférer certains produits et services (ce qui « revient au même » sauf que la dynamique est infiniment plus positive car on construit quelque chose dans la démarche « buycott »).
Ainsi, à la maison, nous tentons d’orienter progressivement nos achats pour le ménage vers un « mieux » respectueux de l’environnement et des conditions sociales du travailleur, tout en souhaitant trouver une alternative aux produits standardisés proposés par les supermarchés. Mais le chemin a été long et tortueux…
Il y a plusieurs années, nous nous sommes abonnés au « panier légumes » proposé par l’EFT (Entreprise de Formation par le Travail) liégeoise La Bourrache. C’était le début. Plus d’offre que de demande. Au profit du désordre global (grève du lait, émeutes de la faim dans plusieurs pays du Sud, crise financière planétaire, etc.), La Bourrache a fait ‘carton plein’ et la demande s’est rapidement avérée largement supérieure à l’offre. La demande est donc bien là !
Nous nous sommes donc orientés vers la filière « Point Ferme » qui se lançait dans une démarche similaire (produits locaux et de saison), proposant également des produits laitiers locaux (dont les prix sont alignés sur ceux de Colruyt !).
Dans le même état d’esprit, je suis devenue coopératrice de la grande aventure de Vin de Liège et suis récemment devenue membre fondatrice de la Coopérative Ardente. Cette dernière souhaitant développer les achats groupés, locaux et équitables, de la fourche à la fourchette (filière courte), à l’échelle du Grand Liège.
Ainsi, Ecolo est le seul parti à mettre l’alimentation locale dans son programme. Voici plusieurs propositions :
- Favoriser le développement de Groupements d’Achat Local dans les quartiers (pour habitants et entreprises / commerces) : alimentation locale, énergie, consommables,…)
- Encourager les circuits courts, privilégiant les fournisseurs locaux, en créant des espaces de distribution ad-hoc sur les marchés locaux (Batte,…) et leur réserver un espace privilégié.
- Créer un salon annuel du circuit court et des artisans locaux.
- Promouvoir une alimentation de qualité et durable, mettant en avant les spécialités locales. Soutenir le secteur HORECA dans cette direction : les produits alimentaires artisanaux régionaux ou locaux plus au moins transformés sont considérés comme des objets culturels porteurs d’une part d’histoire et d’identité. Plus spécifiquement via une dynamisation commerciale de certaines zones de Liège.
- Promouvoir une alimentation locale, saisonnière, biologique, variée et goûteuse dans tous les milieux de vie (crèches, écoles, homes, mess, personnes aidées à domicile, hôpitaux).
- Encourager l’auto-production maraîchère par des séances d’information et ou des brochures, potagers collectifs, potagers «en carré»…
- Établir un cadastre des terrains arables disponibles sur le territoire de la Ville et en assurer l’accès prioritairement à des producteurs locaux bio.
- Mettre en réseau les acteurs privés, associatifs et publics du secteur de l’alimentation durable au niveau liégeois pour davantage de coopération.
- Encourager les producteurs bio à être présents sur les marchés locaux comme la Batte et leur réserver un espace privilégié.
- Soutenir les entreprises de formation par le travail du secteur, sur toute la filière : production, transformation, logistique, vente.
- Intégrer dans les appels d’offre des clauses environnementales et permettre aux producteurs locaux et bio d’accéder à ces marchés via notamment l’assouplissement de certaines conditions et exigences (quantités, livraison…) et la création d’une centrale d’achat.
- Soutenir les initiatives locales de type groupement d’achat collectif (GAC) ou Groupe d’Achat Solidaire de l’Agriculture Paysanne (GASAP).

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